Autre pays. Bienvenido en Chile....J'espère que cette expérience sera aussi enrichissante que ce que j'ai vécu au Sénégal. Sans aucun doute...

15/07/2008

BAs : un viernes caminando en esta linda ciudad

Revenons sur le petit gout d'"aventure" énoncé dans le post antérieur. Les guillemets s'imposent car j'ai quand même été accueillie par Sebastien (et ses gentils colocs par la même occasion), un ami de l'IEP, dans son sublime appart en plein centre-ville de Buenos Aires. Même une salle de bain rien que pour moi.
J'ai pourtant tenu à découvrir, appréhender cette ville par moi même et me suis la plupart du temps baladée seule, errant parfois sans but, parfois avec un but, mais perdu, etc. Des errances donc, mais enthousiastes.
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J'ai enfin retrouvé Marina, une argentine que mes parents avaient accueillie 6 mois l'an dernier. Trés étrange de la voir dans son pays. Qui l'aurait cru il y a de cela un an!? Marina tout sourire, marina dynamique. Gracias Marina pour cette belle journée à arpenter la Boca et le centre de la ville. La Boca donc, un quartier haut en couleur. Le taximan était attéré que ce quartier attire autant les touristes. Pour lui, c'est un barrio triste et pauvre. C'est la vérité, en dehors de quelques rues ultra touristiques. Cela n'empêche pas qu'íl est bien réél, alors pourquoi l'occulter? On ne va pas se mettre à stigmatiser les quartiers pauvres d'une ville sous prétexte que ca ne fait pas bon genre pour les touristes?
En effet, l'attraction de la Boca se limite à une ou deux cuadras. Mais quelle attraction! D'ailleurs je suppose que le porte monnaie du touriste l'alimente pas mal. Alors ne les faisons pas fuir! Certes, cela peut paraitre hypocrite aux yeux de certains alors que des bidonvilles gisaient à deux cuadras, mais l'important est d'en avoir conscience. Chose faite, je me suis rendue dans la zone tourisitique de ce quartier populaire sans culpabiliser. Les balcons colorés et figures de cire cohabitaient avec les patios de bric à brac et de boutiques en tout genre. Les terrasses des restaurants, bercées par la musique de petits orchestres de Tango. Je pense que la Boca représente bien l'image de l'Amérique Latine que l'on peut avoir en Occident. C'est d'ailleurs la raison de l'existence de ce quartier selon Marina, une facon de rassurer les occidentaux sur leurs idées préconcues. Cette parenthèse fut toutefois bien agréable, douce et entrainante...

..Eva peron y el Che :
Un patio
hola.
Direction ensuite puerto madero, un quartier réhabilité le long du río. Aujourd'hui des immeubles d'affaires et retaurants s'ouvrent pêle mêle, dans cet endroit bien agréable. Le piéton n'est pas occulté, et une belle promenade au bord de l'eau nous a permis de nous rapprocher du centre. Bien sûr on ne pouvait éviter la plaza mayo, comémorant la Révolution, et la casa rosada, accueillant la présidence. Nous avons ensuite tourné dans les rues du centre avant de rentrer faire une sieste pour m'adapter au rythme argentin. En effet, les amis se retrouvent généralement vers minuit, et vont danser vers 3-4h. Ce qui est assez dingue pour moi, petite francaise. D'autant que tout bien réfléchi, le rythme chilien est aussi plus occidental, il est rare de trouver une discothèque où l'on peut rentrer aprés 4h, contrairement à Buenos Aires,où cela m'a paru chose courante. Les déjeuners sont pris à 16h, les diners pas avant 23h. je ne ferais pas une généralité car je suppose que c'est différent pour les gens qui travaillent, mais c'est ce que j'ai vécu durant 5 jours... dur dur aujourd'hui donc de retrouver les horaires du travail.
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Retournons à ce beau vendredi où j'ai rejoint Marina à minuit pour l'accompagner chez des amies. Soirée costumée en perspective, puis en discothèque vers 2h. Bien qu'en compagnie de bien plus jeunes que moi (j'ai pris un sacré coup de vieux d'ailleurs), j'ai passé une vraiment bonne soirée, détendue, sans chichi comme dirait l'Autre (mi abuela). J'ai été la premiere à aller me coucher, de loin même, vers 5h... :)


Un petit bout de vie supplémentaire

De retour au travail aujourd'hui. dur dur! Mais qui dit retour, suppose départ, et c'est avec bonheur que je me suis rendue à l'aéroport jeudi dernier, direction BUENOS AIRES, la linda ciudad si bien nommée..
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L'excitation de préparer mon sac à dos, le goût de l'aventure et du voyage en solitaire me donnant l'eau à la bouche. Car oui je suis partie seule, même si ca en a surpris plus d'un. Besoin de ce voyage pour moi, d'errer dans les rues seule, de forger un petit bout de ma propre expérience sur ce beau continent. Julien a compris sans problème, ca lui a paru normal....
Arrivée à l'aéroport donc, en ce jeudi matin frisquet, un demi sourire aux lèvres en pensant que je commence à être habituée.. oui, moi qui n'avait jamais voyagé hors de la France, Espagne et Angleterre, qui n'avait que trés peu pris l'avion, pour des vols intérieurs. J'ai découvert pour la premiere fois au Sénégal les joies de la police de l'immigration. Ah douce europe où l'on peut circuler sans passeport. Je trouve ca formidable!
Aujourd'hui je feuillette avec plaisir mon passeport, sénégal, Chili (3 entrées), Argentine (2 entrées). Ca représente seulement 3 pages, mais pour moi des petits bouts de rêve réalisés, des petits bouts de "t'as grandi maelle". Et cela m'enchante. Un an pile que je suis partie, un an incroyable, un an d'émotions tellement fortes que je resterai vagabondeuse à vie, histoire de ne pas perdre le goût de l'emerveillement et de la découverte...Mais surtout ce goût de construire hors du sol natal quelque chose, une vie, qu'on est capable de mener à bien. Cette impression qu'un petit bout de soi restera la bas, loin, et qu'on le retrouvera peut etre en revenant des années plus tard...On se fait de nouveaux amis, on appréhende une langue, on peut avoir des responsabilités dans nos stages et les remplir avec succés. Tant de petits et grands evenements qui m'ont changé, donné confiance en moi. Demander à mes parents, un pont en or n'aurait pas suffi il y a quelques années pour me convaincre de partir à l'étranger. Trop peur de perdre une stabilité si cherement acquise. Mais que nenni. Merci parents au fait de n'avoir jamais renoncé à m'encourager à ces voyages. Ils m'ont grandi, forgé, rendu plus forte, un peu trop parfois mais je cherche encore mon équilibre, si l'équilibre existe...
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Direction Buenos Aires donc, pour une nouvelle paranthèse de découverte....

01/07/2008

El tiempo de los primeros "Hasta Luego" y del mea culpa

Ca fait un mois que ca enchaîne, mais là j'avoue qu'il y en a beaucoup d'un coup. Et survivante au milieu de cette débandade, je regarde partir les gens, en me disant qu'il me reste, heureusement, un mois et demi..
Nan, année de mobilité, je ne veux pas te quitter. Et dans ce petit mot "heureusement", je me dis que beaucoup de choses ont changé ici. Rien de trés nouveau dans mon environnement quotidien, mais plutot dans ma facon de penser. Je me suis peut être trop fermée au début, décue, tellement, de ne pas ressentir un choc, une vague. Santiago a tout d'une ville occidentale, ses gens pressés, ses buildings, ses manifestations reprimées sans cesse et ses pics de pollution incroyable en plus. Voilà ce que je me suis dit pendant longtemps. C'est réducteur c'est sûr, mais je n'arrivais vraiment pas à lutter contre ce sentiment de non découverte... Mais Santiago, je me dis, c'est aussi des endroits excellents, des espaces verts souvents, des bars comme je les aime, des restau aussi, des quartiers vivants, où les lieux de fête s'empilent, des spectacles de danse à 2 000 pesos (3 euros) des gens aussi... Et ca, c'est plutot pas mal.... Et le Chili est loin, trés loin de se résumer à sa capitale. Mes quelques voyages dans ce pays aux paysages splendides ont contribué à mon changement d'humeur, aussi. D'autant que les gens sont incroyablement détendus en dehors de Santiago.
Alors, c'est pas le gros coup de coeur instantané, mais c'est un début, et j'espère m'ouvrir encore d'avantage à ce que je cotois ici. Ca dépend des jours aussi, mais les départs incessants du moment me rendent nostalgique avant l'heure. Ce qui est plutôt bon signe....

road trip, part II


Hum, oui je sais, ca fait un moment que je dois l'écrire. Mea culpa, Internet nous a lâchement abandonné à l'appart. On a beau cliquer partout et avec conviction, scruter intensément l'écran, ca ne marche toujours pas. snif. Donc j'écris en mode (pseudo) caché depuis le boulot. Entre la rédaction de mon rapport de stage et la recherche d'information sur la propriété industrielle et les droits d'auteur au Chili. Ahhhhhhh
Replongeons nous donc dans ce weekend durant lequel ces préoccupations étaient bien lointaines. On était peut être trop haut, caché par les vignes et les montagnes pour qu'elles nous découvrent....
Direction la valle del Elqui, réputée pour...plein de choses en fait : le pisco bien sûr. Bon je voudrais pas délater mais il paraitrait que c'est le Pérou qui a gagné la bataille juridique contre le Chili concernant l'origine du fameux alcool. Il n'empêche, il est aussi produit au Chili, dans une trés trés belle vallée. J'avoue qu'on s'est pas lancé dans les visites d'exploitation et les dégustations, pas envie de se faire enfermer nulle part...

La vallée serait aussi connue comme le centre magnétique de la Terre. D'où l'installation de plusieurs communautés mystiques dans le coin. On en a pas croisé...

Et les étoiles! 300 nuits claires par an, c'est un record, ce qui explique pourquoi beaucoup de centres d'astronomie sont implantés dans la zone.
Nous avons pu en visiter un. J'avoue on s'est donc fait enfermé une petite heure, mais qu'est ce que ca valait le coup. Je ne pourrai jamais dénommer ce qu'on a ressenti aprés une heure d'explication sur la petitesse de nos êtres, la magie de l'univers (qui s'étire constamment d'ailleurs), des étoiles (les soleils), notre galaxie, les autres, et sur la création de la terre, née d'un hasardeux big bang et vivable car heurtée par une comète qui lui apportait de l'eau. Déjà ca calme. D'ailleurs le fait qu'on ait découvert tout ca, je trouve ca assez dingue. Comme quoi l'Homme peut être intelligent (rohh c'était facile) . Puis, explosion de tout ce que l'on sait, de tout ce que l'on croit, de tout en fait, lorsque l'on ressort sous la nuit étoilée. On a pu observer à l'oeil nu le centre de notre galaxie (il parait) tellement la nuit était claire et belle. On a vu les constellations se mouvoir, on en a observer une à l'aide d'un télescope, et .. Saturne. Croyez moi, ca fait bizarre de voir son anneau pour de vrai....Les étoiles filantes étaient dingues aussi....

Bref une soirée magnifique, qui achève une superbe journée durant laquelle nous nous sommes balladés dans différents petits villages.

Dommage que la psychose nous aie gagné ensuite, à cause d'une pseudo course poursuite avec un 4X4 blanc conduit par un détraqué. Bon ca c'est ce qu'on s'est imaginé. La réalité est que ce 4x4 s'est arrété à notre hauteur, personne ne descend, ca dure, on décide de changer d'endroit et on reprend donc la route. Bizarrement le 4x4 démarre aprés nous. Il nous double, on respire (ouais ouais je vous vois rire, il faut resituer le contexte : la nuit, seuls, au milieu de nulle part). Le best arrive, on continue de rouler, et là, au détour d'un virage, le 4x4!! il nous attendait ce c***. Dés qu'il nous a vu, il a réaccéléré. Bon, il m'en faut pas plus pour paniquer, demi tour sur la route pour se cacher! héhé on a l'art du camouflage, ou, plus probable, c'était pas un détraqué mais plutot un bon citoyen qui se demandait si nous n'étions pas nous même tarés, de dormir au bord de la route. Le fait est qu'on a super bien dormi :)


Lendemain petite balade dans la vallée avant de retrouver les joies de l'autoroute, avec le lecteur CD qui nous lache, pour ceux qui n'ont pas suivi. c'est pas grave, il nous reste 700 km, si peu....

On s'est arrété à ZApallar, station balnéaire à la mode mais agréable hors saison. Mais c'est la suisse (avec l'accent svp)!!! De grands manoirs derière de grands arbres, 30km/h dans la ville.. sympa... Direction Horcon, petit port de pêche carrément plus populaire, plage chargée de barques colorées ressemblant fort à... ;), petites échoppes pour boire un thé, ca gratte la guitare et achète des fruits de mer à tout va. Beaucoup plus sympa....





Retour sur Santiago sans encombres, où l'air n'a définitivement pas la même odeur qu'en dehors. Enfin, Julien dit que si on respire que par le nez, ca pique, mais ca nous tue pas les bronches au moins.. hum, pas sûr!!! Et j'avoue, Santiago n'est pas le Chili, et j'aime bien le Chili... Santiago aussi d'ailleurs.. ouh qu'est ce qui se passe?
Ce n'est pas une déclaration d'amour mais bien d'amitié, c'est déjà pas mal :)

24/06/2008

road trip donc, part 1

Premier arrêt a Los Vilos, à mi chemin environ entre Santiago et la Serena, pour diner sur le pouce. On trouve enfin une barraque ouverte au bord de l'océan, que l'on ne peut voir mais dont on entend le souffle.... Julien veut absolument manger "nouveauté" mais va vite regretter son choix. Des fruits de mer crus, que l'on n'avait jamais vu et dont on n'arrive pas à traduire le nom, lui sont servis. Il a tout mangé comme si de rien n'était, brave gars ;)

Premiere pause au bord de l'autoroute, veillée par une étranger église en plein air, au milieu du Rien. Réveil en douceur aprés une nuit plus qu'acceptable dans une voiture aux sièges trés inclinables. Moins froid que notre derniere nuit dans une voiture, en Bretagne il y a plus d'un an....
J'aime prendre la route avec Lui, c'est une habitude, un jeu, un moment pour nous deux. ca me manquait d'avaler des Km confinés dans un petit espace avec Lui, juste lui, et la musique bien sûr... D'ailleurs le poste nous a laché à peine entamé notre retour. dur dur....

Mais revenons à nos moutons (bien qu'on aie croisé surtout des vaches, menées par de fiers vaqueros).

Deuxième arrêt le samedi matin à la Valle del Encanto, site archéologique de grande importance au Chili. Des peintures rupestres, plutot des dessins en fait, décore les pierres de facon trés enfantine. Une fois qu'on s'imprégne bien du fait que ces vestiges ont été dessinés par les indiens Los Molles, il y a environ 2000 ans, ca calme, et on se sent minuscule. Ce fut d'ailleurs l'impression du weekend, engloutis que nous étions par les paysages, la route infinies, et ce que nous avons découvert et dévoré....

Moment superbe donc que d'errer dans cette vallée, où nous étions seuls au monde, si ce n'est les deux guides qui nous attendaient dans leur cabanes, tout en haut, en buvant le thé...Pour la premiere fois de ma vie, j'ai entendu mon écho au milieu de la nature. Joie purement égocentrique mais surtout enfantine...Bisous au cactus, course entre les rochers, un peu d'escalade(tte) et quelques vertiges plus tard(pour moi), notre voiture tourne son coffre à cet endroit enchanteur mais nos cous se dévissent sur place pour essayer d'en engranger encore un peu plus....

La Valle del Encanto, vallée enchanteresse, mérite bien son nom. On raconte qu'au début de la conquete espagnole, un soldat tomba sous le charme de la fille d'un chef de la vallée. Tétu, le soldat tenta d'enlever sa belle et y perdit la vie. La princesse, folle de chagrin, se suicida et erre encore aujourd'hui les nuits de pleine lune, répendant ses larmes....





La Serena, ville balnéaire, développée et enlaidie grâce et à cause du tourisme, nous accueille pour un déjeuner mérité... Une petite ballade et puis s'en vont, direction la célèbre Valle del Elqui!



La Panamericana vive!

On a décidé de louer une voiture pour aller jusqu'à la vallée de l'Elqui, a plus de 500 kilomètres de Santiago, vers le Nord.
Départ Vendredi vers 19h. première étape, a savoir la sortie de Santiago, attendue comme the Epreuve, a été franchie avec succès en 20 petites minutes. Il est très fort!

Les ambiances de la Panaméricaine nous ont alors progressivement envahi.. Est dénommée ainsi l'autoroute qui longe l'océan pacifique, sur des 100 aines de kilomètres....Vendredi, on a plutôt eu droit a une série d'usines crachant des fumées plus ou moins banches, voire noires. Et Julien de commenter : "il pourrait au moins polluer tous en blanc, ça ressemblerait à des nuages, plus joli"...moui! Juste une petite phrase un rien cynique pour illustrer son impuissance pour ceux qui ne le connaitrait pas....
Autre joie qui va rapidement s'imposer à nous : les chiliens auraient une légère, mais dangereuse, tendance à traverser l'autoroute...en marchant. La légendaire tranquillité latine (hors capitale bien sur) trouve là toute son illustration. Sauf que la nuit, sans aucune lumière, ou lampe pour prévenir les voitures, petits occidentaux que nous sommes avons eu très peur!!!
Prise de conscience le lendemain matin, des petits villages se sont en fait construits au bord des autoroutes, sur ses deux cotés. Il existe bien des passerelles pour permettre aux habitants de se rendre de l'un ou de l'autre coté de leur village, néanmoins, mais pas toujours. Et honnetement, j'avoue, je ferais pareil à leur place (traverser sur la voie). D'autant qu'il n'y a vraiment pas beaucoup de circulation. partis pour le weekend, nous n'avons surement pas du croiser plus d'une 100 aine de voitures sur l'autoroute, pas mal de camions par contre, même si l'on avait finalement l'impression la majorité du temps d'être seul sur cette longue route...

Mais alors, pourquoi des villages de bicoques se sont-ils construits au bord de l'autoroute? tout simplement, car leurs habitants ont vu là un moyen de revenu, en vendant aux conducteurs, loin de tout il faut bien l'avouer, des denrées... quelques restaurant plus ou moins a l'abandon et épars permettent aussi aux camionneurs de ne pas s'arrêter manger dans les coûteuses stations services (d'ailleurs elles aussi très éparses).

Pour illustrer un peu mieux, des chiliens et chiliennes se plantent au bord de l'autoroute, de jour et de nuit, et agitent des mouchoirs ou drapeaux pour arrêter les conducteurs. Ils proposent à l'envie, et selon la région, des sucreries au manjar, du fromage de chèvre frais ou des fruits et légumes. Une autoroute bien vivante donc....

La vie nous a aussi été insufflée par les paysages, à couper le souffle, aussi changeant que la direction du vent, sur une autoroute où nous avons été plus d'une fois désorientés, émerveillés, par ce que nous voyions. Les déserts arides de terre, où seuls les cactus se dressent fièrement et en nombre, tombent dans l'océan, en traversant des dunes de sable. Une descente et une pente plus tard, les montagnes sont de retour, arides elles aussi. Mais si l'on penche un peu la tete a droite, l'on aperçoit les Andes enneigées, pas si loin, se mêlant aux montagnes désertiques. La neige se mêle ensuite au ciel, le ciel a l'océan. Des nœuds si doux a contempler, et que l'on ne voudrait défaire (à supposer que l'on en soit capable)....
10 minutes plus tard peut être, a gauche, le retour du désert, à droite, une vallée, nourrie par la condensation de l'océan. Ce fut comme ca sur 500 kilometres.


Le Chili est un pays magnifique, et c'est une autoroute qui nous l'a rappelé....

18/06/2008

les différents visages de Las Condes

vue du bureau d'un PDG francais... oui je prends des photos pendant mes RV....

devant le "Wall Trade Center" de Santiago, spirale du profit? du consumérisme?

autres rues, autres réalités, les marchands ambulants patientent tout le jour que les estomacs des employés crient famine....

la masse lors de l'almuerzo

surement le seul chien errant du quartier, devant le siege d'une banque;)

Gracias

muchas gracias a las personas que vinieron a nuestro carrete el ultimo viernes; poco va a leer este mensaje pero me encanta escribirlo.

Voila, rien de spécial, nous avons juste organisé notre premier vrai carrete à l'appartement, avec julien. Peur d'un fiasco (oui, nous sommes deux perpétuels inquiets de tout et surtout des riens de la vie). Peur largement contredite car ce fut super, appartement voisin prêté par le proprio pour que tout le monde puisse trouver son espace vital, reggeaton, buena onda, beaucoup beaucoup de bouteilles...merci aux gens de valpo d'être venus, ça n'aurait vraiment pas été pareil sans vous. Super soirée donc sauf trois cabrones qui m'ont traité de raciste, ça fait mal, c'est ridicule, mais ce qui est bien quand on est chez soi, c'est qu'on a le pouvoir de virer les gens, jubilatoire; j'ai même eu droit à une ronde pour me consoler, c'est dire à quel point ça ne m'a vraiment pas gâché la soirée :). Ce fut donc un plaisir de réunir plein de gens, de différents endroits et provenances, pour mélanger un peu tout ça, un vrai melting pot a la chilienne réussi!



Sinon, carrément plus important nouvelle prise de conscience, ou plutôt rappel à l'ordre de divers points marquants au Chili : les inégalités et les freins à la liberté d'expression.
Pour le premier point, je me suis rendu à rendez vous au fin fond d'une zone industrielle. vide, pauvre, désert, cadavres de voiture, a seulement une demi heure de métro des buildings du quartier des affaires ou je travaille, à 20 min du confort de mon quartier artistico-bobo...Gros rappel à l'ordre, on oublie si vite.... je n'en ai en tout cas pas eu l'occasion aujourd'hui, et j'espere ne pas l'avoir avant longtemps, car j'ai passé le reste de la journée à narrer dans mon rapport les inégalités de revenus et les caractéristique de la pauvreté au Chili (si on peut parler de "caractéristiques")...alors que je croyais etre perdue, a surgi tout un coup un village, une seule entreprise et ses entrepots, des sas de sécurité et une cloche pour annoncer la signature de nouveaux contrats. Total décalage avec les alentours...bref, passons.

j'ai pu a nouveau observer les problemes de la liberté d'expression au retour de ce rendez vous. Avenue bloquée en raison de l'adoption au congrés de la nouvelle loi sur l'éducation. Les pinguinos (collégiens et lycéens, dénommés comme cela en raison de leur uniforme) et les étudiants sont descendus dans la rue. sirene, fumée, sifflet, course poursuite, matraque, pour quelques groupes éparts de manifestants. Comment dire? les carabineros et autorités justifient ces actions en souligant un climat d'insécurité et de peur dans santiago. Ne serait ce plutot pas eux qui entretiendraient ce climat??.....


09/06/2008

siempre carrete, sin olvidar el trabajo

Autre moyen de se chauffer, les carrete bien sûr... je perds le rythme doucement d'ailleurs, mais c'est pas grave.. Annif, valpo, despedida, théatre... les occasions ne manquent pas


cumple de la camille, 4 chicas del IEP en el mismo lugar al otro lado del mundo.. Vacán!


Paralelismo de bebida

un concierto de rock, antes de la demo de tranfosrmistas, noche "Hijas de perra", con el teatro de julien. hum


sin comentario..


Con la Margaux y el Milan, la misma noche...


Si je perds le rythme, ce n'est pas par manque d'envie, mais plutot à cause du rythme soutenu du travail. J'en fais trop, c'est sur, c'est juste que j'ai du malà dire non en ce moment et que beaucoup de petites taches s'accumulent. En gros, pour ceux qui auraient pas suivi, on sait jamais, je suis en stage en Mission Eco, je me suis pas mal ennuyée pendant un mois et demi, mais maintenant c'est l'inverse. Je dois actualiser un guide de 150 pages "S'implanter au Chili" qui regroupe des données sur l'environnement socio politique et éco du Chili, les phases et formes juridiques de l'implantation, les coûts, les possibilités de financement, la législation du travail, la problématique de la propriété intellectuelle et la fiscalité, en gros.... chaud chaud. ca peut paraitre ennuyant mais finalement j'apprend énormément sur le Chili à travers ce travail, et je suis totalement seule à bosser dessus. Donc pas mal de responsabilités, je choisis mes Rv, mes témoignages,etc.. ca m'aide aussi un peu pour mon rapport, au moins pour présenter le chili, car il sera plutot basé sur la grande distribution au Chili. En gros, je présente la concentration de l'offre et ses conséquences sur les prix et la qualité des produits. Ca c'est fait. Maintenant, j'attaque la partie "demande", c'est à dire le consommateur chilien, ses habitudes de conso et le problème de l'endettement.

Car ici, c'est dingue, il y a 8 millions de cartes de crédit commerciales en circulation, chaque enseigne a la sienne, les ménages les accumulent, ne payent plus en liquide, diffèrent leur paiement. C'est une incitation trés puissante à la surconsommation et à l'endettement. Il faut voir les queues aux caisses des magasins. ca prend du temps, le client devant se décider à partir de quel mois sera débité son paiement d'un ordi sur 10 mois... code secret, vérification de l'identité, accumulation de points de fidélité, et hop le tour est joué... Et au final, peu de chiliens ont un compte bancaire traditionnel car c'est trés cher, et réservé à une élite.. voila en gros ce que je traiterais dans la deuxième partie de mon rapport... Bon je travaille encore un peu sur le crédit finalement, ce que je pourrai toujours mettre en avant quand je chercherai un taf dans la microfinance.... :):)

la vida de todos los dias...

Je n'écris pas souvent sur ce blog, en même temps je me rends compte que je n'ai pas grand chose à dire et que ce que je dis est souvent plat... en gros, j'ai ma petite vie au Chili, bien sympathique mais je ne suis pas sure que cela mérite des articles. Surtout que je n'arrive pas à parler de ce pays, à le faire découvrir comme j'ai pu le faire quand j'étais au Sénégal. Si mon coeur est ici, mon âme est là bas...
Bref, tout ca pour faire un petit mea culpa sur le manque, si ce n'est d'enthousiasme, de découverte, de ce blog... c'est un super pays, honnêtement, ce n'est juste pas vraiment ce que je cherchais...
Pendant ce temps là, tout continue doucement, peu de surprises, pas de chocs mais beaucoup de bons moments, joyeux agréables, émouvants aussi... La petite vie quotidienne de santiago nous est aujourd´hui totalement ouverte.. Nous avons nos bars préférés, magasins, espaces verts, petites épiceries. Mes classes de pilate, ses classes de théatre, il s'est mis au maté, je reste fidèle au petit noir.. on continue quand même de découvrir cette grande ville, mais sans se presser. l'heure est arrivée où on ne culpabilise plus de ne pas mettre un bout de pied dehors le dimanche, on a le temps.... Le dimanche, c'est tout pour nous, le rite du poulet roti et du tecito, du dvd sous la couette... Plus de trois mois d'existence commune, sous le même toit... je suis partie à valpo seule vendredi, une nuit seule en plus de trois mois qu'on s'est dit. Drolesque, avant, c'était plutot, waouhh une nuit ensemble aprés 15 jours, 1 mois, 4 mois....Bref, ca fait plaisir et c'est tout beau, tout simple....
La météo est moins régulière que nous, se jouant de notre organisme en passant de la pluie au froid, du froid au chaud. c'est la période faste des bouteilles de gaz, seul moyen de se chauffer dans nos appart, et qui se commandent comme une pizza ici. bouteille de 15 kg livrée à domicile pour 20 euros, c'est bonheur.. Et en plus ca chauffe trés bien...